Israël : Tel Aviv, Jérusalem, la Mer Morte et Eilat Version imprimable Suggérer par mail

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Mur des Lamentations ŕ Jérusalem
Cette vieille terre – aux confins de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe – que d’aucuns nomment « Terre Sainte » est à l’origine, dans l’Antiquité, des trois grandes religions monothéistes (Christianisme, Judaïsme et Islam). Elle abrite un pays jeune et dynamique dont le plus grand atout est la diversité de ses habitants. Ici ont émigré des Juifs du monde entier pour construire une Nation à leur identité. Cette pluralité et ce melting-pot participent à la spécificité de cette population hétéroclite qui balance entre l’observation stricte des lois de la Torah – les Juifs orthodoxes principalement basés à Jérusalem et dans les colonies sont reconnaissables à leurs austères tenues vestimentaires du 18ème siècle – et une vie occidentalisée comme on peut la découvrir à Tel Aviv. La grande richesse d’Israël c’est d’abord toute cette jeunesse qui aspire à vivre dans un univers de paix.

Tel Aviv, dynamique et moderne, rêve d’être comparée à New York !

Les installations du nouvel aéroport de Tel Aviv, «David Ben Gourion» (du nom du plus populaire et premier président d’Israël lors de son Indépendance le 14 mai 1948) ont été inaugurées il y a seulement quelques mois... Alice, notre guide, et le chauffeur nous souhaitent la bienvenue « Shalom » ! … Le mot-clé qu’il faudra répéter en toutes circonstances…

Image Déjà, à l’arrivée, on peut apprécier la modernité de la ville et de ses infrastructures. Une jeune ville (moins de 100 ans) en évolution constante où les immeubles poussent comme des champignons en même temps que les lieux de réjouissance. Ces deux dernières années, on recense 50 restaurants supplémentaires le long du nouveau port et au nord de la ville. Des quartiers entiers revivent sous l’impulsion des promoteurs, des artistes… Ainsi en est-il de Neve Tzedek devenu en peu de temps le quartier branché : le « Soho » de Tel Aviv, se plaît-on à dire ici en comparaison avec New York. N’appelle-t-on pas Tel Aviv « T.A » en référence au « N.Y » de New York ou à « L.A. »… Neve Tzedek est le site de la première implantation juive hors des murs de Jaffa qui a été entièrement restauré pour faire la place aux boutiques à  la mode et échoppes de créateurs en tous genres. Tout près, le Camel Market est un véritable souk coloré qui vous fait passer - en quelques pas - de l’occident le plus moderne à un orient aux effluves épicées.

Image Tel Aviv, «la colline du printemps» en hébreu capitalise 9 mois de soleil par an ! Fondée sur des dunes de sable en 1909 par les pionniers venus d’Europe de l’Est, c’est la capitale culturelle, économique et industrielle du pays comprenant plus d’un million d’habitants. Elle incarne le côté moderne de l’Etat Hébreu. Les Israéliens disent : « On va à Jérusalem pour prier, à Haïfa pour travailler et à Tel Aviv pour prendre du bon temps… » Située en plein centre d’Israël, Tel Aviv offre une promenade de front de mer à la longue plage de sable blanc, frange côtière de plus de 5 km, bordée d’immeubles cossus, de restaurants, d’hôtels de luxe… De nombreux architectes de renommée internationale y ont laissé leur empreinte dont ceux de la fameuse école «Bauhaus» (cubisme allemand de l’entre-deux guerre) dont s’inspira Le Corbusier. La Tour Azrieli, avec son 49ème étage panoramique, est le centre d’observation le plus élevé du Moyen-Orient. Véritable musée à ciel ouvert, l’ensemble architectural a été inscrit récemment au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. Côté culturel, Tel Aviv est le siège de l’Orchestre Philarmonique d’Israël à la réputation internationale et qui donne de nombreux concerts dans les théâtres et auditoriums de la ville. C’est aussi le lieu de nombreux musées dont les plus fameux sont Beth Hatefutsoth, le Musée de la Diaspora Juive, le Tel Aviv Museum of Art et le Eretz Israel Museum incluant les fouilles archéologiques d’une ancienne cité Philistine.

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Ruelle de Jaffa
D’après La Bible, Jaffa – qui fait partie de Tel Aviv - fut fondée après le Déluge par Japhet, fils de Noé tandis que le prophète Jonas embarqua ici pour fuir les exigences divines avant d’être dévoré par la baleine. Après son repentir, l’Eternel le délivra et Jonas accosta sur l’une des plages du Sud de Jaffa, antique cité portuaire méditerranéenne. Le vieux village a ressuscité de ses ruines depuis 1968 pour devenir le lieu de prédilection des artistes, artisans et créateurs en tous genres. Sur la colline de Ramses, l’Abrasha Park offre une splendide vue de la ville et une sculpture «la statue de la Foi» de Daniel Kafri représentant le Rêve de Jacob, le sacrifice d’Isaac et la conquête de Jéricho, la plus vieille ville du monde. Le site fut occupé dès le 4ème millénaire avant J.C. : le pharaon Touthmôsis III compte déjà Jaffa parmi ses trésors de guerre. La cité vit se succéder de nombreux conquérants parmi lesquels Egyptiens, Philistins, Grecs... Les croisés la contrôlèrent puis Richard Coeur de Lion la disputa aux Musulmans, Saint Louis y édifia un monastère... Elle fut ensuite la propriété des Ottomans avant de tomber dans les mains de Bonaparte en 1799. Enfin, une communauté juive s’y installa dès 1830. Les ruelles pavées, aux maisons de style ottoman accueillent galeries, restaurants et boutiques. La maison de «Simon le tanneur», aurait abrité l’apôtre Pierre. Côté shopping, le Marché aux Puces de Jaffa est réputé.

Jérusalem, au coeur de la foi

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Dôme du Rocher
«Yerushalayam» signifie «la ville de la paix» en hébreu. Il n’y a pas une autre ville au monde qui soit dotée d’un tel patrimoine mystique. Ici, vous êtes aux sources des trois religions monothéistes, au centre de la foi : Salomon y bâtit son Temple, Jésus y fut crucifié et le prophète Mahomet y accomplit son «voyage nocturne» où il eut la révélation de Dieu... Le Dôme du Rocher est le troisième lieu saint de l’Islam après La Mecque et Médine. Eternelle, Jérusalem l’est bien puisqu’elle est déjà mentionnée dans des textes égyptiens du 20ème siècle avant Jésus Chirst !

Conquise par le Roi David en 997 avant J.C. elle reçut l’Arche d’Alliance tandis que Salomon (fils et successeur de David) faisait élever le Temple en 950... Toute l’histoire de Jérusalem est remarquablement reconstituée au Musée d’Histoire de la Citadelle (2ème siècle avant J.C.) ou «Tour de David». Un film d’animation y recrée l’atmosphère de l’époque, élevant le Temple tel qu’il devait être suivant les données archéologiques. Cette visite s’impose particulièrement pour comprendre toute la complexité, au fil des siècles, de tous les pouvoirs qui se sont succédé dans la Ville Sainte.

Image Sertie dans ses remparts, la vieille ville est divisée en quatre zones représentant les différentes communautés : les quartiers arménien, chrétien, musulman et juif. Chaque quartier regorge de références religieuses et sacrées dont l’église du Saint Sépulcre (abritant le tombeau du Christ) pour les Catholiques que l’on atteint après avoir parcouru la « Via Dolorosa », chemin de croix qu’aurait emprunté le Christ ; ou encore le Mur des Lamentations pour les Juifs, appelé aussi «Mur Occidental», ou « Kotel » en hébreu, lieu le plus saint du Judaïsme, qui est en fait le seul vestige du Temple d’Hérode le Grand en 20 avant J.C. La visite de la vieille Jérusalem se fait entièrement à pied au hasard des rues pavées, des souks colorés où cohabite tout un «merchandising» des différentes religions, et des bâtiments chargés d’Histoire.

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L'arc de l'ancienne synagogue d'Hurva
Le quartier juif d’Hurva abrite les vestiges de l’ancienne synagogue du même nom (Hurva signifie ruine en Hébreu) détruite en 1948 . L’arc de pierre qui a été rétabli offre une belle image aux photographes. Dans tout le quartier le début du Shabbat est annoncé  à grands coups de trompette par les religieux tandis que retentit une sirène. Le vendredi soir tout le monde s’apprête à la prière rituelle et au repas familial qui s’ensuit. Une grande agitation règne alors dans le quartier où chacun se hâte de rejoindre son domicile. Au Mont des Oliviers, symbole de l’agonie puis de l’ascension du Christ, la vue sur Jérusalem est époustouflante. Le cimetière juif qui l’entoure est particulièrement apprécié par la communauté car, suivant la croyance, tous ceux qui sont ensevelis là ressusciteront au jour du Jugement Dernier !

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L'Église Russe du Mont des Oliviers
Jérusalem bouge, construit, reconstruit... Le Musée d’Israël, immense exposition archéologique et historique est bien la preuve du dynamisme culturel et architectural. Ce musée, regroupant plusieurs pavillons, offre de nombreuses collections parfaitement mises en valeur allant de la re-création de synagogues au salon parisien (18ème siècle) de la famille Rotschild en passant par une galerie d’impressionnistes (Cézanne, Chagall, Modigliani...) à l’art africain, islamique, océanique, juif mais encore aux fameux «Manuscrits de la Mer Morte».

Autre point fort de Jérusalem, «Yad Vashem» s'élève sur le Mont Herzl "La colline du souvenir". Yad Vashem signifie «un monument et un nom» en Hébreu. L'Institut Commémoratif des Martyrs et des Héros de l’Holocauste, créé en 1953, pour «se souvenir du passé en forgeant l’avenir» a été entièrement repensé l’an dernier et a vu sa superficie multipliée par quatre. Il s'étend désormais sur 80 hectares. Au-delà du Complexe Muséographique, c’est aussi un Centre International de Recherche sur la Shoah comprenant une école et les archives les plus importantes au monde abritant plus de 56 millions de pages de documents et 160.000 photos ainsi que des milliers de cassettes vidéo et de films, 87.000 ouvrages et des centaines de journaux et revues.

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Yad Vashem : le wagon de la déportation
Le centre d’accueil des visiteurs «Mévoah» propose de suivre plus de 90 histoires personnelles à travers des témoignages, des vidéos, des documents d’archives… Mettant en exergue la dimension humaine… Il comprend de nombreux centres d'intérêt : Le Mémorial des Enfants conçu en 1987 (incroyablement émouvant avec ses milliers de petites lumières scintillant dans l’obscurité qui représentent les 1,5 millions d’enfants exterminés dans les camps nazis), la Vallée des Communautés, la Salle des Noms afin que les victimes ne soient pas qu’un numéro, des monuments, l’Allée des Justes des Nations dédiée à tous ceux, non Juifs, qui aidèrent les Juifs au péril de leur vie (16.000 noms y figurent dont celui d’Oskar Schindler, allemand au comportement héroïque, porté à l’écran par Steven Spielberg. Schindler, mort en 1974, repose au cimetière chrétien du Mont Sion), le Musée d’Histoire de l’Holocauste et le Musée d’Art. La Salle du Souvenir est le lieu des cérémonies : une flamme éternelle brûle au milieu de la crypte où les noms des camps de concentration se détachent sur un sol en mosaïque. Le basalte des parois symbolise l’harmonie et le ciment du plafond la haine et l’oppression. Au centre, une sculpture monumentale représente le soulèvement du ghetto de Varsovie. La nouvelle architecture de béton se termine par une large ouverture sur la lumière ! 

Image Après la visite d’Yad Vashem, tout près de là, on fera une halte à Ein Kerem («la source des vignes» en hébreu»), village de Jean le Baptiste suivant les écrits bibliques. Encaissé au fond de la vallée, Ein Kerem, paisible et verdoyant comporte plusieurs églises dont celle où Elisabeth se serait cachée pour échapper au «Massacre des Innocents» perpétré par Hérode. Dans la cour de l’église de la Visitation, les panneaux couverts de carreaux représentent le «Cantique de Marie» en 40 langues.

Si vous n’avez pas le temps de visiter tout Israël, un détour s’impose au « Mini Israël », un parc miniature très intéressant à quelques kilomètres de Jérusalem. Ce parc thématique éducatif a la forme de l’Etoile de David « Magen David » (il s’inspire d’un homologue Hollandais) dont chaque triangle représente une zone géographique distincte du pays en 350 maquettes, 30.000 personnages, 200 scènes de la vie quotidienne, 2.000 arbres miniature…

Image Le tout à une échelle 1/25ème. Le tour de Mini Israël présente la diversité historique, culturelle et religieuse du pays, son architecture, ses lieux saints et ses sites archéologiques. Le centre des visiteurs dispose d’un restaurant, une boutique, une tente pour réceptions, un café et des kiosques, une pépinière d’arbres bonsaïs, une salle de conférence ou encore des guides audio en plusieurs langues. Internet : http://www.minisrael.co.il

La Mer Morte, le point le plus bas du globe à – 416 mètres !

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La Mer Morte, paradis du photographe...
Il faut à peine une demi-heure de trajet en voiture de Jérusalem pour atteindre les rives de la Mer Morte. Pour les Hébreux, c’était «la mer de sel», où auraient été situées les cités de Sodome et Gomorrhe anéanties par Dieu pour punir les habitants de leurs pêchés. Les Grecs l’appelaient «Asphaltis» et les Romains lui donnèrent le nom de «Mer Morte»... Pour les Arabes c’était «Bahr Lut», la mer de Loth, neveu d’Abraham dont la femme aurait été changée là en statue de sel après s’être retournée vers Sodome détruite... La Mer Morte est unique au monde. Elle est apparue il y a quelque 12.000 ans après l’évaporation sur plus de 200 mètres de hauteur des eaux de la grande faille (longue de 6.000 km) syro-africaine. Large de 17 km pour une longueur d’environ 80 km, la Mer Morte contient une eau dépourvue d’oxygène et saturée. Le taux de sels minéraux (magnésium, brome et iode) atteint 26%. Elle est située à moins 416 mètres du niveau de la Méditerranée et c’est le point le plus bas du globe. Elle est alimentée par de nombreuses sources (dont les sources chaudes de Hammei Mazor à Ein Gedi ou de Neve Zohar à Sodome), les eaux de nappes souterraines et par le fleuve Jourdain. C’est d’ailleurs à l’endroit où le Jourdain se jette dans la Mer Morte que Jésus aurait été baptisé.

Image Ici, toutes les conditions sont réunies pour une exceptionnelle remise en forme : thalasso, application de boues minérales, cures thérapeuthiques (maladies de la peau, dermatoses, psoriasis, rhumatismes)... Même le soleil (qui brille 330 jours par an) réduit les effets nocifs des UV pour vous procurer un bronzage de rêve ! La pureté de l’air, riche en oxygène et en brome (10% d’oxygène de plus que sur les rives de la Méditerranée) contribue à apaiser le stress et faciliter la relaxation.

Image Déjà Cléopâtre avait connaissance des lieux et utilisait des produits cosmétiques fabriqués ici. Mais ce site magique est en danger : il faut absolument pallier l’évaporation de la Mer Morte sous peine de la voir complètement asséchée d’ici quelques décennies ! En collaboration avec le voisin d’en face, la Jordanie, Israël étudie le principe d’un canal qui relierait le fleuve Jourdain à la Mer Rouge en "hydratant" au passage la mer de sel…

Qumram ou la découverte des Manuscrits de la Mer Morte

A Qumram, les austères Esséniens ont laissé les célèbres «Manuscrits de la Mer Morte». Jusqu’en 1946, on connaissait leur existence par les écrits de Pline l’Ancien ou encore ceux de Flavius Josèphe. C’est en 1947 qu’un jeune Bédouin, gardien de chèvres tomba sur les fameux rouleaux de textes (une quarantaine en tout) enfermés dans des jarres. Depuis, les précieux manuscrits (600 au total) sont exposés, et toujours étudiés, au musée d’Israël à Jérusalem. D’une valeur inestimable, ces écrits ont 1000 ans de plus que les plus anciens textes hébraïques connus jusqu’alors. Rédigés en araméen et en hébreu, ils entérinent les récits de Flavius : les Esséniens vivaient là en communauté agricole à partir du 2ème siècle avant J.C. prônant une vie monacale simple et pieuse dans des abris précaires (les nombreuses grottes du coin). Selon certaines spéculations, on reconnaîtrait en leur Maître Jean Baptiste ou encore le Christ lui-même... Après la chute de Jérusalem en 70 Après J.C., ils se seraient convertis au christianisme.

Massada est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité

Image Massada (de l’hébreu metzuda «forteresse») dresse son éperon rocheux à 440 mètres au-dessus de la Mer Morte sur la pente Est du désert de Judée. formidable «nid d’aigle» bâti par Hérode le Grand, la forteresse est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité (Unesco) depuis décembre 2001. Hérode y construisit, entre 37 et 4 Avant J.C. de fabuleux palais ainsi que d’incroyables fortifications et un système d’irrigation très élaboré. Flavius écrivit : «Hérode avait fait tailler tant de citernes dans le roc pour conserver l’eau de pluie, que des sources n’auraient pu en fournir davantage». Ces citernes pouvaient recueillir 40.000 m3 d’eau. Hérode pensait se protéger à la fois de son peuple prêt à la révolte et de la fameuse Cléopâtre qui poussait Antoine à le faire renverser ! Massada abrita la révolte des Zélotes juifs insurgés contre Rome dès 73 de notre ère après la destruction du Temple de Jérusalem. Ils y édifièrent la synagogue dans un bâtiment à l’origine public. Plutôt que d’être réduits à l’esclavage par les Romains, les Zélotes , après avoir résisté trois ans, choisirent de se suicider collectivement : ils étaient environ un millier, hommes, femmes et enfants. C’est un des plus importants symboles de l’héroïsme du peuple juif. Après cet épisode tragique la forteresse fut occupée par les Romains puis abandonnée, ensuite aux 5/6èmes siècles, des moines chrétiens s’y installèrent pour environ un siècle avant de la laisser retomber dans l’oubli à nouveau jusqu’au 19ème siècle. Le site archéologique, très bien aménagé, offre une parfaite lisibilité des différentes époques de sa splendeur. Depuis son identification en 1842 par les explorateurs Smith et Robinson, de nombreuses recherches et études ont été entreprises. On y monte soit par le téléphérique, soit (pour les courageux) par le «Sentier du Serpent» à flanc de montagne.

Ein Gedi, parmi les oasis les plus belles de la planète

Image En hébreu, Ein Gedi signifie «Source du chevreau» sûrement à cause des gazelles ou autres antilopes qui y sont déjà référencées dans La Bible. C’est une véritable Réserve Naturelle de 450 hectares aménagée par les habitants du kibboutz créé en 1956. La région était déjà occupée 3.000 ans avant notre ère et on dit que David, voulant échapper aux hommes du Roi Saül, trouva refuge à Ein Gedi, oasis naturelle et luxuriante. L’eau y tombe en cascades (La chute Shulamit atteint 185 mètres de haut) et plusieurs itinéraires pédestres convergent vers de fraîches vasques d’eaux limpides enchâssées dans des canyons profonds. Ce Parc Naturel est le domaine d’une flore et d’une faune riches et variées : léopard, hyène, renard rouge, loup, chauve-souris ainsi qu’une multitude de serpents, batraciens et d’oiseaux dont de superbes rapaces...

Image Après une balade à travers cet univers paradisiaque, la découverte du kibboutz «Ein Gedi» et de son extraordinaire Jardin Botanique le sera tout autant : dès leur arrivée, les pionniers d’Israël ont bien compris que les arbres et les fleurs symboliseraient d’une part leur victoire sur le désert, la solitude, la chaleur et le sel et de l’autre l’immense faculté qu’ils ont eue à adapter un environnement hostile en créant un paradis dans le désert. Le Jardin Botanique, inscrit dans l’association mondiale des Jardins Botaniques, est le seul au monde à se trouver au milieu d’un village. Il s’est enrichi au fil des années pour compter aujourd’hui plus de 1000 espèces de cactées, des palmiers dattiers de toutes sortes, une qualité impressionnante de plantes désertiques du monde entier, des plantes de la forêt tropicale, des arbres endémiques ou encore des plantes citées dans la Bible comme la myrrhe et l’encens. Il est hallucinant de voir qu’un baobab, un ficus ou un flamboyant d’une vingtaine d’années sont, ici, aussi grands qu’un arbre séculaire dans d’autres régions !

A Ein Gedi, nous avons rencontré Zabou qui nous a accompagnés dans la visite : l’hôtel, dit-il, comprend aujourd’hui 170 chambres et les touristes viennent du monde entier. Nous sommes 600 habitants dont 325 enfants qui étudient au kibboutz où il y a une crèche, une école primaire et même un lycée. Nous avons de nombreuses demandes d’implantation que nous ne pouvons pas satisfaire. En effet, à seulement une heure de voiture de Jérusalem et deux heures de Tel Aviv, nous vivons en harmonie dans ce paradis que nous avons nous-mêmes créé.

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Zabou
Nous sommes très fiers de notre kibboutz, déclaré «11ème oasis la plus belle du monde» par le National Geographic. Nos revenus proviennent à 75% du tourisme (Hôtel, restaurant, plage, spa et soins thérapeutiques ou de remise en forme), de l’agriculture (surtout les dattes) et d’une petite usine d’embouteillage d’eau minérale. Nos clients recherchent la tranquillité et  la sérénité mais sont aussi très sensibles à leur confort. Nous pensons leur apporter bien plus de personnalisation que les grands hôtels de chaînes. D’ailleurs, ils sont très fidèles et reviennent régulièrement». Internet : http://www.ein-gedi.co.il

Le désert du Néguev commence où finit la Mer Morte…

Image La Route 90 suit la Mer Morte puis traverse le désert du Néguev pour arriver à Eilat, petite enclave israélienne – et station balnéaire réputée – située sur la Mer Rouge au fond du Golfe d’Aqaba. Avant d’arriver à cette prochaine étape, la traversée du désert permet d’apprécier toute la beauté des canyons de la Route des Epices. Arrêt au « Maktesh Ramon » (Cratère Ramon), un gigantesque trou de 300 mètres de profondeur, 7 km de large et 35 km de long. Un phénomène géologique unique, bien expliqué au « Visitor Center ». A Wadi Hawarin, nous allons faire l’expérience de l’escalade dans ce lieu minéral. Notre instructeur, Avi, explique les rudiments de la descente en rappel et s’affaire aux préparatifs de l’expédition… Eric se sacrifie : c’est lui qui descendra pour que nous puissions faire les photos…

Image Après la séquence « émotion », nous voici à nouveau dans le désert à la rencontre des Bédouins. Au campement « Be’erot », nous aurons la surprise de croiser des vététistes… Canadiens ! En effet, Joseph qui est venu spécialement de Montréal pour assister aux noces de son cousin Tom avec Sheley (Sud Africaine qui a émigré en Israël), pédale avec les futurs mariés et s’éclate vraiment dans le désert. « Quelle sensation de liberté, dit-il, et aussi quelle différence avec mon Canada… Je visite la famille en Israël et en profite aussi pour m’adonner à mon sport favori, le VTT… Bien sûr c’est différent de chez moi et la chaleur impose de boire au moins 3 litres d’eau par jour…Mais l’expérience est vraiment inoubliable ! ».

Image Outre le Canadien et la Sud Africaine, nous avons aussi rencontré « à la buvette du désert » des étudiants Européens (Français, Espagnol, Anglais) en mission archéologique… Décidément, le désert du Néguev est paradoxalement peuplé…

L’hospitalité bédouine largement vérifiée, nous voilà en route vers « Timna Park » à seulement 25 km d’Eilat. Au centre de la vallée d’Edom, il s’étend sur 60 km2. C’est le résultat de l’activité tectonique à l’origine de la dépression Syro Africaine.

Image L’extraction du cuivre a commencé voici 6.000 ans : ici se trouvent les mines de cuivre les plus anciennes du monde ! Les sites ont été découverts ces 30 dernières années par l’équipe du professeur Beno Rotenberg. On parcourt la route du cuivre en voiture (environ 2 heures 30) après avoir participé à la projection d’une présentation multimédia très instructive. De nombreux points d’intérêt jalonnent le parcours dont le champignon géant sculpté naturellement dans le sable rouge, les Piliers du Roi Salomon et le Sanctuaire de la Déesse Hathur, le Lac Timna et le campement de Nechuchtan, les arches et les canyons… Avec un peu de chance vous apercevrez aussi des troupeaux de gazelles et de chevreuils ! Internet : http://www.redseadesert.com

Eilat, à l’extrême sud d’Israël

Image Enserrée entre la Jordanie et l’Egypte, Eilat est la frange littorale de 12 km de long qui termine la terre d’Israël. Dynamique et festive, la cité d’Eilat  apparaît telle un mirage après la traversée du désert. Rigoureusement sécurisée, cette petite portion de Mer Rouge est le lieu de prédilection estivale des Israéliens mais aussi des touristes venus du monde entier (surtout en hiver) pour découvrir ce véritable coin de paradis fier de revendiquer 359 jours de soleil par an ! La mer y affiche entre 21 et 25° toute l’année. Mais c’est plutôt sous les eaux qu’Eilat  cache ses richesses avec des récifs coraliens et une faune sous-marine incroyablement riches.

Image Les coraux sont protégés grâce au « Coral Beach Nature Reserve », domaine marin où toute activité nautique (même la baignade) est prohibée. C’est à ce prix que le fragile écosystème peut survivre. De nombreux tours de bateaux à fond de verre sont organisés dont le plus fameux est le Yellow Submarine. L’observatoire sous-marin de Coral World « The Coral World Underwater Observatory » est un véritable aquarium « dans la mer » qui abrite poissons, éponges, coraux, invertébrés, requins ou tortues marines.

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Mais si vous voulez vivre plus « live » votre découverte du milieu aquatique, allez au « Dolphin Reef » pour faire l’expérience de la nage avec les dauphins. C’est un site unique, qui se veut écologique, loin du concept d’un parc d’attractions. Plutôt un lieu d’observation des dauphins dans leur habitat naturel et leur quotidien. C’est ce que nous explique Tal Takomi, monitrice des dauphins et francophone parfaite « Nous avons un bébé qui est né voici quinze jours, dit-elle. Nos dauphins sont désormais neuf individus et nous ne leur imposons rien. S’ils s’approchent du public, c’est leur choix. Ils viennent s’ils veulent… Ce ne sont pas des animaux domestiques ! Notre éducation ne passe pas par le chantage « nourriture »… Ils sont curieux de nature, joueurs et spontanés. Il y a dix ans que je suis « Dolphin girl »…

Image Pour vous expliquer la relation privilégiée que nous avons, dernièrement, notre femelle Dana est venue accoucher à  côté de l’équipe… Nous poursuivons aussi un programme de thérapie pour les enfants notamment autistes et les résultats sont spectaculaires. Toujours sans déranger les dauphins nous recevons des étudiants du monde entier au centre de recherche. En liaison avec d’autres expériences du même type, nous participons à des échanges internationaux pour confronter nos observations ». Nous avons pu faire l’expérience de la nage avec les dauphins vêtus de combinaisons et armés de palmes, masques et tubas. Les consignes sont strictes : ne pas toucher les dauphins. Seulement regarder ! Seul l’instructeur a le droit d’être plus familier.  C’est un peu frustrant mais il faut dire aussi que la masse des dauphins, sous l’eau et à travers le masque est particulièrement impressionnante… Internet : http://www.dolphinreef.co.il

Image Eilat recèle encore de nombreux lieux à visiter dont « Kings City », (La Cité des Rois), un parc d’attractions situé au bout de la promenade, près de la lagune. Dans un éblouissant palais type Disneyland, venez voyager à travers le temps et découvrir la caverne des illusions. Une expérience sensorielle comprenant 65 éléments interactifs, des labyrinthes, une pièce déformée, des équipements optiques spéciaux et des hologrammes pour vérifier la relativité de votre vision. La caverne de la Bible évoque les récits et conduit à une autre caverne-grotte peuplée de stalagtites, stalagmites,chutes d’eau et gazelles. Les chutes d’eau du Roi Salomon sont le must du parc : au cours d’une croisière vous y découvrirez tout un monde de légendes aux terme duquel vous plongerez à l’issue d’un raide toboggan tumultueux dans le lac d’arrivée.

Image Le retour à l’aéroport de Tel Aviv permettra de traverser le désert en sens inverse. On notera que malgré des conditions de vie souvent stressantes (nul n’est à l’abri de menaces terroristes aveugles, pas même en Europe d’ailleurs !) les Israéliens ont un dynamisme et une joie de vivre mêlés à une sorte de fatalisme. N’ont-ils pas en 50 ans domestiqué le désert et fait pousser, dans les kibbouzs, les végétaux les plus insensés compte tenu de la rareté de l’eau. D’ingénieux systèmes d’irrigation sont arrivés à maîtriser la culture des fruits et légumes les plus friands en besoins hydrauliques. Fertiliser le  désert est un pari gagné. Un autre challenge reste à conquérir, celui de la paix. Internet : http://www.otisrael.com et http://www.tourism.gov.il


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