Andros, Tinos et Syros, les belles Cyclades Version imprimable Suggérer par mail
Image
Image

Kalimera, la Grèce !



Les Cyclades, 24 îles habitées et 2200 îles ou îlots déserts sont des fragments de Grèce Continentale détachés lors de tremblements de terre. Les trois îles visitées, Andros, Tinos et Syros, font partie des Cyclades du Nord.

Image

Andros, à l’extrême nord des Cyclades est la seconde plus grande île après Naxos

Elle offre un relief accidenté, culmine à 994 mètres et affiche 177 km de côtes pour une surface de 380 km2. Suivant la légende, Radamanthe, frère du célèbre roi de Crète Minos, envoya sur cette île Andros (ou Andréas), petit-fils d’Apollon. Chora, la capitale, située sur la côte Est se pare des villas néoclassiques des riches armateurs tandis que la rue principale, comble de luxe, est pavée de marbre ! Un dédale de ruelles mène à la Place Plateia Riva où se dresse la statue du marin inconnu qui fait face à la forteresse vénitienne. A l’intérieur du Musée archéologique, on admire l’Hermès Psychopompe du 2ème siècle, représentation du Dieu qui accompagnait les âmes aux enfers.

L’île est ornée des colombiers blancs amenés par les Vénitiens
Le monastère Moni Panachrantou est perché à 230 mètres. Byzantin, il fut fondé en 961 par Nikiforos Fokas qui devint par la suite empereur de Byzance. Les visiteurs s’attardent sur le crâne d’Agions Panteleimon qui aurait les vertus de guérir.

Image
Pigeonnier à Tinos

De Gavrios, il faut une heure de marche pour arriver à la tour Agios Pétros, tour héllénistique de 20 mètres de haut dont l’usage est encore mal défini. Suivant la légende, elle aurait été construite par des dragons dont on retrouverait l’empreinte des pattes sur le rocher ! Sur Andros, on adorait Dionysos et on trouve ses sources au village de Menites. Nombreux villages blottis à découvrir au hasard : à 8 km de Gavrio, le couvent Zoodochos Pigi expose et vend le travail des sœurs : icônes et tapisseries byzantines.

Tinos, colonisée par les Ioniens dès l’époque archaïque



Image Au Sud-Ouest d’Andros et au Sud-Ouest de Syros, Tinos ne connaît pas encore réellement les affres du tourisme international. C’est le « Lourdes » des Cyclades où apparut la Vierge à sœur Pélagia du couvent Moni Kechrovouniou en 1822. Elle lui indiqua l’endroit où était enfouie l’icône de l’Annonciation de l’archange Gabriel peint par Saint Luc, l’Evangéliste, intact après avoir passé 850 ans sous terre ! Connue sous le nom « Megalochari » (grande joie) cette icône aurait aussi des vertus de guérison. L’île recense la foule des pèlerins à deux dates particulières : le 25 mars pour l’Annonciation et le 15 août pour l’Assomption. De grandes processions sont alors organisées. L’intérieur de l’église fourmille d’ex-votos (Tamata en grec). Autre originalité de Tinos, les colombiers ou « Pristerionas », il y en a environ 1300 blancs ornés de décorations aux motifs traditionnels. L élevage des pigeons a été initié par les Vénitiens. Le niveau inférieur de l’édifice sert au stockage et l’étage supérieur abrite les oiseaux. Les plus beaux se trouvent dans la région de Tarambados. Près de Kionia le sanctuaire de Poséidon et de son épouse Amphitrite date du 4ème siècle. Les colonnes retrouvées (kionia) ont donné leur nom à la région. A Tinos le culte de Poséidon est ancien. Suivant la légende, le Dieu aurait délivré l’île des serpents.

Au Nord de l’île, le monastère Moni Kechrovouniou (12ème siècle) est l’un des plus grands de Grèce. On y voit la cellule où sœur Pélagia eut sa vision et le coffre où est conservée sa tête…embaumée !
Les Cyclades s’en réfèrent toujours aux Dieux de l’Olympe : ici, sur le Mont Tsiknias (713 m) aurait habité Eole, le Dieu du vent ! Tinos compte 48 villages habités dont les plus beaux sont Komi, Kalloni, Isternia ou encore Pyrgos célèbre pour son école de sculpture. A recommander à Tinos : Hôtel Tinion, un hôtel de charme, gentîment désuet, offrant d’immenses chambres avec balcon donnant sur le port. (e-mail : )

Image

Syros, le chef-lieu des Cyclades

Syros est une île au riche passé historique : on y retrouve les témoignages de la civilisation cycladique dès 2800 ans avant J.C. Entre Kythnos et Mykonos, c’est la plaque tournante des Cyclades pour le trafic maritime. Homère évoque déjà dans l’Odyssée, l’île de Syrié pour ses bœufs, moutons, son vin et ses céréales. Il raconte aussi les incessantes attaques et les pillages des Phéniciens… Théophile Gauthier, quant à lui déclare qu’il dégusta la meilleure glace au citron de sa vie à Hermoupolis ! D’ailleurs la capitale de Syros doit son nom à Hermès, Dieu du Commerce et des Lettres. Construite en amphithéâtre, la ville présente deux collines qui se font face : Anos Syros, la catholique, créée pour se protéger des pirates qui harcelèrent durant des siècles les îles de la Mer Egée ; et Vrontado, l’orthodoxe. La municipalité d’ Anos Syros fut l’une des mieux organisées et gérées de Grèce offrant des éléments « européens » alors que le pays était encore oriental.

Image
A Syros, la sirène porte secours au marin dans le coucher du soleil
Au sommet de la colline s’élève la cathédrale St-Georges, centre de la communauté catholique. L’architecture de la place Plateia Miaouli est classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. La Place est dominée par la mairie néo-classique construite par l’architecte Bavarois, Ernst Ziller. A droite, le Théâtre Apollon, érigé en 1864 par l’architecte Français Chabeau, est une réplique de La Scala de Milan. C’est le premier opéra de Grèce aux peintures représentant Mozart et Verdi. Syros était peuplée au 19ème siècle de riches marchands et commerçants. En 1840, l’île possédait 468 bateaux soit 7 fois plus que Le Pirée. On l’appelait alors la « Manchester Grecque ». Mais dès 1893, le rail, la vapeur, l’ouverture du canal de Corinthe et le développement du Pirée annonçaient son déclin. Les débuts du tourisme datent de 1970.

Image
Ici, la spécialité gastronomique est le loukoum, une douceur empruntée aux Turcs : on en trouve partout en ville et même sur le ferry qui mène à Syros ! Le secret de fabrication de ce bonbon gourmand ? autant de sucre que d’eau, de l’amidon de maïs, de l’acide citrique et différents arômes qui donneront la touche finale (pistache, amande, bergamotte, vanille, rose, chocolat…). Vangelis Mavrakis qui perpétue la tradition de père en fils nous expose, dans sa boutique de fabrication, le savoir-faire qui régale les nouvelles générations.

Syros est une île superbe propice à la flânerie et au romantisme : il faut absolument voir le coucher de soleil à Kini, la baie de Grammata est spectaculaire, Galissas offre une plage bordée de tamaris, Poseidonia de belles demeures de riches armateurs… Sur la plage de Sykamia, on découvre la grotte où le philosophe Phérékydès (6ème siècle avant J.C.) aurait vécu et inventé le cadran solaire. De là, on admire Kastri, vestiges d’une citadelle de l’âge de bronze.

Catherine, une Française à Syros !
Bleu Cyclade, palmiers, promontoire au-dessus de la baie de Méga Gialo… C’est là, à l’Hôtel Alkyon que Catherine a trouvé son paradis… « Je suis arrivée à Mykonos en 1979 pour visiter les îles avec une amie. La mer était déchaînée et les vagues nous ont entraînées à Syros. Nous avons trouvé une petite pension sympa et (pour moi) le propriétaire encore plus… J’étais prof d’économie en France et ai vu épisodiquement mon amoureux Grec entre 1979 et 1982… Puis j’ai pris une disponibilité et me suis mariée ici en 1983… J’ai bien été accueillie par la belle-famille et ma belle mère m’a appris les secrets de la gastronomie grecque… Aujourd’hui je mets ce savoir-faire à la disposition des clients de notre hôtel : chez nous c’est un peu comme en famille. Les clients deviennent des habitués puis des amis…

Image
Hotel Alkhyon

Certains même investissent sur l’île ! Désormais ma vie est ici et mes deux filles (Caroline et Justine) n’ont aucun mal à assumer cette double appartenance culturelle. Nous revenons en France pour les fêtes de fin d’année. Net : http://www.alkyonsyros.gr
Infos sur la Grèce : http://www.grece.infotourisme.com
Office National Hellénique du Tourisme
3, Avenue de l’Opéra (75001 Paris) / Tél : 01 42 60 65 75













Identifiant
Nom d'utilisateur

Mot de passe

Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?