| Cuba, Perle des Caraïbes |
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De La Havane aux plantations du Nord, nature et culture pour la plus belle des Caraïbes![]() Couleurs et constante animation à La Havane ![]() Lorsqu’il débarque le premier à Cuba, le 28 octobre 1492, Christophe Colomb croit avoir atteint la Chine du Sud ! Sur son carnet de bord il écrira : «Ce pays est la plus belle terre que l’homme ait jamais contemplée». Première île des Caraïbes (111.111 km2) avant la Jamaïque et Haïti, située à l’entrée du Golfe du Mexique entre les Etats-Unis, le Mexique et les Bahamas, Cuba s’étend sur 1.250 km de long pour 200 km dans sa plus grande largeur d’où le surnom de «crocodile vert» qui lui est communément octroyé. Des milliers d’îlots ou «cayos», sanctuaires naturels, agrémentent son paysage. Outre d’immenses plages de sable blanc comme à Varadero, des montagnes (ou sierras) et des forêts, Cuba compterait 70 millions de palmiers dont le fameux palmier royal, emblême national. Ici, il sert à tout mais surtout à conserver dans son écorce brune, «la yagua», la fameuse feuille de tabac noir qui fournira les cigares «Havane» aux nantis de la planète. Cuba compte onze millions d’habitants dont le cinquième vivent à La Havane considérée par l’Unesco comme faisant partie du Patrimoine Mondial de l’Humanité. Avant que tout change et que le dollar triomphe finalement de la Révolution, nous voulions voir Cuba... ![]() L'Avenue du Prado La Havane, une des plus anciennes villes du Nouveau MondePourquoi vient-on à La Havane ? On y vient sûrement attiré par cette fameuse architecture coloniale qui fait de la vieille ville un bijou de l’humanité protégé par l’UNESCO. On y recherche un peu d’Espagne, celle des conquistadors ou de l’Andalousie avec la fraîcheur de ses patios luxuriants. On y vient car on pense retrouver une similitude avec ce qu’on a adoré ailleurs où les mêmes colonisateurs ont aussi laissé leur empreinte... On y vient parce qu’Hemingway fait partie de nos auteurs préférés et qu’on a déjà vu sa maison, là-bas, de l’autre côté de l’Océan Atlantique, tout près, en Floride, à Key West et à moins de 200 km des côtes cubaines... On veut alors tout connaître de la vie cubaine de «Papa» comme on l’appelait familièrement ici et découvrir les lieux qui lui ont inspiré «Le vieil homme et la mer» ou encore boire les mêmes cocktails que lui, dans les mêmes bars toujours en service... D’ailleurs, ne déclarait-il pas : «Le matin mon Daïquiri à la Floridita et le soir mon Mojito à la Bodeguita».![]() Partagas, une des plus célèbres fabriques à cigares On y vient, enfin, parce que notre adolescence a été bercée par les glorieuses victoires d’un héros mythique et terriblement romantique, Che Guevara, tombé le 9 octobre 1967 dans la forêt bolivienne à 39 ans victime d’une embuscade concoctée par l’armée du pays épaulée par la CIA... Le «Che» qui, durant sa courte vie n’a jamais failli à ses idées et qui quitta un fauteuil de ministre charismatique à Cuba pour exporter la révolution, ailleurs, en Amérique du Sud... Ultime curiosité intellectuelle, on vient voir ce qu’il reste du dernier état marxiste de la planète, petit «crocodile vert» des Caraïbes (eu égard à sa forme étirée) comme l’appelait tendrement le poète Nicolas Guillén (mort en 1989), isolé face au géant américain qui le maintient sous embargo depuis 40 ans ! ![]() Le Théâtre de La Havane La Havane, des bruits, des odeurs...Les belles Américaines (il y en aurait environ 400.000 dans tout le pays dont 100.000 à La Havane) rescapées des années 40/50 n’en finissent plus d’être rafistolées et de toussoter péniblement au démarrage en dégageant une masse de fumée noire et malodorante d’un pot chromé et souvent rutilant qui n’a rien de catalytique ! Ces Chevrolet, Cadillac, Bentley, Oldsmobile, Chrysler et autres Ford se contemplent à travers le monde dans des musées : ici, elles foncent dans la ville, reconverties en taxis, fantômes surréalistes d’un passé d’avant la Révolution (qui fête cette année ses 44 ans !) où les Américains avaient investi le pays à la recherche de sensations exotiques, y installant la mafia accompagnée de son cortège de jeux et de prostitution qui transformait Cuba en véritable république bananière !![]() La Havane fut fondée en 1514 par les Conquistadors Espagnols le jour de la Saint Christophe d’où son véritable nom «San Cristobal de la Habana». Entre 1538 et 1544 est construite la première forteresse, le Castillo de la Reale Fuerza (Château Fort de la Force Royale) pour protéger la ville des pirates et flibustiers. C’est une des plus anciennes forteresses de l’Amérique Hispanique. A son sommet s’élève la Giraldilla, statue de bronze du 17ème et symbole de La Havane. Ensuite, furent érigés le Castillo del Morro et le Castillo San Carlos de la Cabana car les invasions navales étaient redoutables. Ces architectures militaires sont, aujourd’hui, en excellent état de conservation. Habana Vieja, un musée à ciel ouvertHabana Vieja, la vieille Havane, est un musée à ciel ouvert : il n’y a pas d’itinéraire à suivre, pas de rues à privilégier. Il suffit d’y pénétrer et de déambuler au feeling et au gré de son inspiration, la tête levée, quêtant les détails d’architecture, balcons en fer forgé, frontons à médaillons, palais mauresques, palais Art déco, colonnades à profusion, cafés célèbres, boutiques d’apothicaires, couleurs passées ou restituées par des réhabilitations plutôt réussies...![]() La cathédrale de La Havane La Bodeguita del Medio (Boutique du Milieu) est située sur la calle Empedrado, la première rue pavée de La Havane. Placé à côté d’une imprimerie, le café était dans les années 40/50 le lieu de rendez-vous des journalistes et écrivains ainsi que des acteurs hollywoodiens qui «descendaient» à Cuba. Un coin du bar est dédié à son plus célèbre consommateur : Ernest Hemingway ! L’Américain le plus aimé des Cubains séjourna, dès 1932, à l’Hôtel Ambos Mundos (155, calle Mercaderes), dans la chambre 501. Il finit d’y écrire trois romans : «L’adieu aux armes», «Pour qui sonne le glas» et «Les neiges du Kilimandjaro». En 1940, il achètera sa villa de la Finca où il écrira «Le vieil homme et la mer» (1952) juste avant de recevoir le Prix Nobel de Littérature (en 1954) dont il offrira généreusement les royalties au peuple cubain qu’il côtoya pendant 20 ans ! ![]() Le Capitole La Place de la Cathédrale est un exemple typique de l’architecture espagnole avec tous les palais qui l’entourent dont celui transformé en Musée Colonial et El Patio devenu un restaurant. Quand on regarde l’édifice, de style baroque, on s’aperçoit de sa dissymétrie : les deux tours sont de dimensions différentes. On remarque aussi que les niches extérieures sont vides : les Espagnols ont emporté leurs statues ! La cathédrale abrita longtemps les cendres de Christophe Colomb mais celles-ci furent transférées à Séville lors de l’indépendance de Cuba. Derrière la cathédrale, l’Hôtel del Tejadillo géré par la chaîne hôtelière Habaguanex, ancien collège catholique et authentique maison coloniale (hauts plafonds, fer forgé, poteries, frais patio pour le petit-déjeuner, bar animé par des musiciens...) est vraiment l’adresse de charme à retenir pour votre séjour à La Havane ! Le Musée de la Ville, de style baroque, sur la Place d’Armes est l’ancien Palais des Capitaines Généraux. Au centre du patio, une grande statue de Christophe Colomb et à l’intérieur toute l’histoire de Cuba vous est contée. On y admire aussi un superbe mobilier . Ensuite, on pourra parcourir la rue Obispo, la plus animée de toutes, avec ses boutiques, ses librairies, ses pharmacies d’époque pour déboucher sur le «Parque Central» entouré des palaces de l’Hôtel d’Angleterre et Plaza. ![]() On arrive sur Le Prado (ou Paseo José Marti) l’une des avenues les plus chics du temps de la splendeur coloniale avec ses lions de bronze, ses lampadaires Art déco et tous ses beaux immeubles à colonnades qui présentent aujourd’hui des façades fatiguées et délavées. Le Prado commence juste devant le Capitole, fidèle réplique de celui de Washington qui fut le siège du Parlement jusqu’en 1959. C’est aujourd’hui l’Académie des Sciences et Technologies. La coupole, de 94 mètres de hauteur est impressionnante avec sa gigantesque statue de La République qui serait la plus grande statue intérieure au monde. La promenade finit sur le port face à la forteresse San Salvador de la Punta appartenant à la Marine de Guerre. En face s’élève le Castillo de los Tres Reyes del Morro construite par les Espagnols à la fin du 16ème siècle. Dans son prolongement, la forteresse San Carlos de la Cabana est l’une des plus grandes bâties par les Espagnols en Amérique. Elle renferme le musée des Armes ainsi qu’un musée dédié à Che Guevara. La Place de la Révolution est immense puisqu’elle peut contenir un million de personnes. C’est de là que Fidel prononça tous ses discours et là aussi qu’un hommage national fut rendu au «Che» à l’occasion de sa mort. Autour tous les édifices importants de l’Etat : Comité Central du Parti Communiste, Palais du Gouvernement, Théâtre et Bibliothèque Nationale, bâtiments administratifs... Un immense portrait mural du Che (sur l’immeuble du Ministère de l’Intérieur) porte le slogan «Hasta la victoria siempre» tandis qu’un très grand monument blanc en forme d’étoile à cinq branches est dédié à José Marti. ![]() L’ancien Palais Présidentiel de Batista abrite le Musée de la Révolution. Très intéressant, il retrace toute l’histoire de Cuba depuis l’arrivée de Christophe Colomb. Tous les souvenirs de l’épopée et une salle consacrée au Che. Le mémorial «Granma» (nom du journal quotidien du Parti) expose, à travers une vitrine, le bateau qui conduisit Castro, le Che et leurs compagnons, du Golfe du Mexique aux côtes cubaines. Une rue plus loin, le Musée National des Beaux Arts, flambant neuf, offre une superbe architecture et les oeuvres d’artistes cubains et internationaux. ![]() L’avenue de la mer, le Malecon, relie la vieille ville aux quartiers du Vedado et de Miramar. C’est une longue digue de 7 km de long protégeant les façades des colères atlantiques... Mais le sel agressif (et sans doute aussi les violents ouragans) ont eu raison de ces édifices nés de la splendeur coloniale qui s’écroulent littéralement victimes de l’usure du temps et du manque d’entretien... Pourtant de nombreuses rénovations sont entreprises, ici et là, comme celle de l’hôtel «Deauville» sorti récemment de sa décrépitude ! En parcourant la promenade à pied, on arrive au Vedado, centre actuel de la ville où se trouvent tout le commerce, les affaires et de nombreux hôtels comme l’Hôtel Nacional, Habana Libre ou encore le Victoria, sortis de leur léthargie et bien «liftés» pour accueillir le flot touristique qui s’accroît depuis une dizaine d’années. Miramar est le quartier résidentiel avec ses belles maisons modernes, les ambassades qui se succèdent sur la... 5ème Avenue : tout un symbole ! Si votre timing n’est pas trop serré, vous pourrez visiter le Musée du Rhum Havana Club qui présente tout le processus de fabrication du divin breuvage, de la canne à sucre jusqu’à la transformation de la mélasse et à la distillation. Est évoquée, aussi, la dure vie des esclaves en plantation. Enfin, le bar-musée vous accueillera pour une dégustation et... votre shopping ! La Havane est en chantier permanent grâce à la protection de l’UNESCO et à l’apport de capitaux étrangers. Peu à peu, les trous béants se comblent, les soutiens des façades disparaissent et de nouveaux édifices ressuscitent dans le paysage urbain presque comme au temps de leur splendeur... D’ici une dizaine d’années la physionomie de la ville aura complètement changé et les vieilles américaines, à bout de force, finiront par déserter les rues de la capitale cubaine : il est donc temps de la visiter ! ![]() Le mythique portrait de Korda On l’appelait le «Che»...Ernesto Guevara Lynch de La Serna dit le «Che» à cause d’une interjection typiquement argentine qu’il formulait à chacune de ses phrases...est né à Rosario en Argentine le 14 juin 1928. On l’appela aussi «el comandante».Enfant malade, il souffre d’asthme. Pendant sa jeunesse il voyage beaucoup mais n’en suit pas moins de brillantes études puisqu’il décroche son diplôme de médecine en 1953. Au cours de l’un de ses voyages, en 1955, il rencontre Fidel Castro à Mexico. Une solide amitié naît entre les deux hommes mus par les mêmes convictions et il part avec lui et ses compagnons pour l’expédition du Granma Yacht le 2 décembre 1956. Pendant la Révolution, le Che prouvera non seulement ses qualités humaines mais aussi ses compétences de soldat grâce à sa fameuse victoire de Santa Clara le 9 décembre 1958. Il est accompagné de Camilo Cienfuegos, le plus connu des fameux camarades de l’expédition, qui mourra l’année suivante dans un accident d’avion. Le 7 février 1959, il est déclaré citoyen cubain et recoît différentes missions au gouvernement. Dès novembre de la même année, il est Président de la Banque Nationale de Cuba et en février 1961, Ministre de l’Industrie. Après plusieurs représentations officielles dans le monde entier il décide de quitter Cuba en harmonie avec son idéal anti-impérialiste et internationaliste pour exporter la révolution. Il tente d’organiser la guerilla au Congo Belge mais essuie un terrible échec. Revenu en Amérique Latine, il décide de libérer la Bolivie, espérant étendre la Révolution à tout le continent, jusqu’à son pays natal, l’Argentine. Il sera exécuté par les troupe bolivienne sur ordre de la CIA le 9 octobre 1967. L’injustice de sa mort, en pleine jeunesse, contribuera alors à la naissance du mythe. José Marti, apôtre de l’IndépendanceJosé Marti, héros national, est né en 1853 dans une famille pauvre de La Havane. Dès son plus jeune âge il dénonce les pouvoirs des colonisateurs espagnols. Conspirateur indépendantiste dès 1868, il est exilé en Espagne où il termine ses études puis au Mexique et aux USA. Au cours d’un voyage en France, il rencontrera Victor Hugo. En 1895 il revient à Cuba pour créer le «Parti Révolutionnaire Cubain» et participer à la libération mais il tombe sous les balles le 19 mai, en pleine guerre d’indépendance. La célèbre chanson «Guantanamera» est une adaptation de l’un de ses poèmes. Il est «l’Apôtre de l’Indépendance» pour le peuple cubain. On visite sa maison natale à La Havane, près du port au 314, calle Leonor Pérez.![]() La musique est une priorité à Cuba : chaque ville possède sa «casa de la Trova», véritable maison de la musique où se réunissent tous les passionnés de salsa, cha-cha-cha, mambo, charanga et autres rumba : «Pendant trois siècles, dit le musicologue Fernando Ortiz, chants, danses, musiques allaient et venaient entre Cuba et l’Andalousie, l’Amérique et l’Afrique, et La Havane fut le centre où tous fusionnèrent avec la chaleur la plus vive et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel». ![]() Le choix du transportS’il est une ville qui offre un panel de transports très dense, c’est bien La Havane ! Le choix se fera au gré des destinations (plus ou moins loin), du moment de la journée, du temps... ou encore de votre budget ! Vous pourrez emprunter, en ville, le vélo-taxi qui se déplace à la force musculaire de votre pilote ; le coco-taxi, espèce de scooter à trois roues ; le guagua, autobus urbain toujours bondé mais très peu onéreux ; le «camelo» (chameau), ce bus grand format (encore moins cher) qui comprend deux cellules métalliques décalées tractées par un camion, archi-plein et à conseiller seulement si vous voulez tout tester ; le taxi normal, jaune ; et le taxi «Vieille Américaine», plus folklorique ; enfin, vous pourrez aussi vous balader à bord de belles diligences, très bien entretenues, tirées par deux chevaux.A l’Ouest de Cuba, la province de Pinar del Rio fournit le meilleur tabac du monde !![]() On quitte La Havane pour la province de Pinar del Rio (qui signifie «pinède du fleuve»). En abandonnant la route principale, une route sinueuse appelée «Carretera de los Borrachos» (La route des hommes ivres !) mène à des paysages uniques dans les Caraïbes avec ces immenses forêts de pins mais encore plus les «mogotes», ces formations karstiques monumentales qu’on re-trouve seulement... en Chine ! D’ailleurs, la vallée de Vinales est déclarée Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. Le village aux maisons coloniales à colonnades, teintes pastel, toits de tuiles rouges et à l’église du même style se blottit dans la vallée de la Sierra de los Organos. «Vinales» signifie «vignobles» en espagnol : le village fut fondé par des Espagnols des Canaries qui comptaient y planter des vignes ! ![]() Vinales A la sortie de Vinales, La Casa de Caridad mérite un arrêt. ![]() Casa caridad C’est un jardin extraordinaire propriété de deux mamies sympas qui font admirer leurs plantations aux touristes (caféiers, orchidées, hibiscus, manguiers, pamplemousses, oranges, cacao, arbres à pain...) et déguster les fruits de la maison. La seule indication pour reconnaître l’endroit, ce sont les fruits mis à sécher sur le portail de fer forgé ! A la Casa del Veguero (la maison du planteur de tabac), le bohio (planteur) et sa famille vous expliqueront tout sur la culture du tabac. Le tabac noir, le meilleur du monde est cultivé, ici, sur 40.000 hectares. Chaque pied de tabac possède environ une vingtaine de feuilles qui serviront à faire les fameux cigares «Havane» appelés ici «tabaco» fumés et appréciés dans le monde entier (La France est le 2ème pays importateur après l’Espagne). ![]() Le buguero pour le séchage du tabac Le «buguero» est la grande maison à toit de chaume où sera mise à sécher la précieuse plante. Les femmes s’occupent de ce dernier travail tandis que les hommes ont pour tâche de faire pousser et cultiver les feuilles. Après environ trois mois de fermentation, les feuilles seront envoyées par balles à l’usine où le «roulage» des cigares (3 feuilles par unité en général) sera exécuté. La culture du tabac nécessite autant de soin que celle de la vigne. Comme le vin, le tabac déteste les variations de température et un cigare prestigieux doit être fumé dans les quinze jours qui suivent sa fabrication ! ![]() La production du tabac (contrairement à ce que l’on pourrait penser) n’est pas entre les mains de l’Etat mais entre celles des paysans, les vegueros, qui possèdent des exploitations de 6 ou 7 hectares. La vie s’écoule lentement, au rythme de la croissance des plantes et de leur récolte. La famille entière, toutes générations confondues, travaille à la plantation. Les labels les plus célèbres : Montecristo, Partagas, Romeo y Julieta, La Corona, Bolivar, Cohiba, la marque du Che... ![]() Outre l’attraction de la culture du tabac, la région comprend la majorité des 10.000 grottes cubaines car elle est composée d’un calcaire vieux de 160 millions d’années. Les promontoires creusés par l’eau sont les mogotes de la chaîne montagneuse des Organos aux versants abrupts et à la végétation particulière de palmiers, lianes, feuillus... A 2 km de Vinales, le Mur de la Préhistoire, peint sur un mogote en 1961 semble complètement incongru dans ce paysage bucolique. C’était, paraît-il, pour attirer le tourisme... En effet, de nombreux voyageurs s’y arrêtent. Sûrement mûs par la curiosité... Découverte en 1920, La Grotte de l’Indien «Cueva del Indio» - appelée ainsi car des aborigènes y trouvèrent jadis refuge - est très appréciée : on commence à vister à pied les concrétions puis on continue sur le lac souterrain en petites embarcations. Ici furent tournées quelques scènes du feuilleton français «Terre Indigo». En sortant de la grotte, déjeuner typique au restaurant Ranchon San Vicente avec cochon fumé et grillé, riz aux haricots noirs, crudités et fruits. ![]() Le Palais de Cienfuegos Cienfuegos, la «Perle du Sud»Cienfuegos, fondée en 1819 par un Français, Jean-Louis Laurent de Clouet est jumelée à Bordeaux. De nombreux immigrants venus de Louisiane y ont aussi laissé des maisons typiques «New Orleans». L’avenue de front de mer, comme à La Havane, s’appelle aussi le Malecon. Ici fut commencée la construction de la première centrale nucléaire de Cuba mais elle demeure inachevée depuis plus de dix ans.Au coeur de la ville, il faut voir le Parque José Marti avec la cathédrale, le kiosque à musique et le Théâtre Tomas Terry (construit en 1889 par la famille d’un milliardaire vénézuelien) à la façade néo-classique où chanta le célèbre ténor italien Caruso et se produisit la mythique Sarah Bernhardt. La salle de 950 places conserve ses sièges en bois numérotés et fait encore partie, aujourd’hui, des temples de la musique cubaine. La rue centrale de Cienfuegos est «le Bulevar» (à prononcer en français) : elle est piétonne et renferme de nombreuses boutiques. ![]() Le Théâtre de Cienguegos En face de l’Hôtel Jagua (où nous descendons), le Palacio del Valle, un délire gothique, mauresque et vénitien fut érigé en 1894 par un milliardaire espagnol. Il est transformé en restaurant de luxe offrant les produits de la mer dont la fameuse langouste. ![]() Trinidad, inscrite au Patrimoine Mondial de l’HumanitéFondée en 1514 par Diego Velazquez, compagnon de Christophe Colomb la «Villa de la Santissima Trinidad» (Ville de la Très Sainte Trinité) est le point de départ de la conquête du Mexique par Hernan Cortez. C’est la 3ème plus ancienne ville de Cuba. Son essor est lié à celui de l’industrie sucrière : au 19ème siècle, il y avait 78 sucreries. Mais vers 1850, la crise du sucre et les guerres d’indépendance stoppaient son expansion économique. Exit les grands propriétaires qui avaient érigé des palais de pierre, de marbre et de bois précieux... De cette époque, il reste plus de 300 maisons exceptionnelles qui font de Trinidad une véritable ville-musée. Depuis 1988 l’ensemble de la vieille ville à l’architecture coloniale espagnole et aux rues pavées est reconnu Patrimoine Mondial de l’Humanité.La Plaza Mayor, au coeur de la ville, s’entoure du Musée Romantique, du Musée d’Archéologie et de l’Eglise de la Santissima Trinidad, la plus grande de Cuba élevée en 1892 et dont les autels sont constitués de bois précieux : cèdre, acacia, acajou et grenadier. En montant au sommet de la Tour du Musée Municipal d’Histoire, le Palais Cantero, on jouit d’une belle vue sur toute la ville. L’artisanat est particulièrement florissant avec la confection, à la main, du beau linge de table, la vannerie ou encore la poterie. ![]() En toile de fond, la Sierra del Escambray où nous logerons trois jours à l’Hôtel Los Helechos dans le Parque Natural Topes de Collantes qui recouvre 110 km2. Ce massif fut d’abord un abri pour les camarades du Che et devint, par la suite, un foyer de con-tre-révolutionnaires. L’hôtel, composé de bungalows, se blottit dans une forêt exubérante : bambous, eucalyptus, pins... Cette montagne au nord de Trinidad offre un point culminant à 1.140 mètres au pic San Juan. Le massif de l’Escambray propose la randonnée pédestre. ![]() Le Parc de Guanayara pour une sublime randonnée pédestre à travers forêt luxuriante, cascades et caféiers![]() Ce matin, nous embarquons à bord d’un gros camion type militaire, pour faire une grande randonnée à travers le Parc de Guanayara. Sans bâche, le véhicule fonce sur la piste forestière et nous avons plutôt tendance à nous geler : ici, c’est la montagne et le climat contraste rudement avec celui du bord de mer... Surtout en début de journée ! Nous traversons un petit village très enclavé mais néanmoins pourvu d’une école et d’un cabinet médical... Ouf... Il est agréable de s’arrêter pour «tester» les délicieuses goyaves que l’on peut cueillir à même notre promontoire. Et puis, en stoppant, la sensation de froid disparaît immédiatement. Après environ une heure «à la fraîche» (Oui, j’aurais dû prendre mon coupe-vent !) nous voici débarqués en pleine forêt pour le début de notre randonnée. ![]() Janet Au bout d’une centaine de mètres, nous évoluons à travers les caféiers. Janet, notre guide naturaliste, nous explique que, suivant la légende, un berger arabe remarqua l’état d’euphorie de ses brebis après qu’elles aient broûté l’arbuste... D’abord introduite aux Antilles Françaises, la fameuse plante arrive à Cuba vers 1748. ![]() Moulage du café Pour pousser, le caféier a besoin d’ombre : il la trouve auprès de plantes «amies» comme le bananier ou l’albitia (sorte de mimosas) qui l’abritent de leur ombrage généreux. Les jeunes gens effectuant leur service militaire sont préposés à la cueillette du café qui s’effectue entièrement à la main. Le circuit nous conduira à travers piscines naturelles et chutes vertigineuses dont celle d’El Rocio qui tombe de 30 mètres de haut. Après une superbe balade d’environ 2 h. 30, arrivée au refuge «Casa La Gallega» où nous sommes accueillis par un daiquiri ! Au menu du déjeuner traditionnel, les fruits en entrée, les crudités et le poulet fumé (très goûteux) à la mode espagnole de Galice. L’après-midi, nous reprendrons le camion (mais il ne fait plus froid !) pour retourner, en boucle, à Topes et parcourir «Le Jardin de variedades de cafe» créé en 1951. Il répertorie les différentes variétés de cafés et leurs origines : moka aux fruits très petits, robusta à l’arbuste plus grand, arabica, columnarsi, liberica, cenephora... A Cuba on trouve surtout l’Arabica (75%) et en quantité moindre le liberica et le canephora. La récolte s’effectue d’octobre à février. ![]() A la coopérative de production locale, nous assistons à son lavage, dans un appareil motorisé très rustique, puis au séchage au soleil avant sa torréfaction. Pour leur consommation personnelle les paysans le grillent eux-mêmes au feu de bois : nous en avons la démonstration... et l’irremplaçable arôme qui se diffuse dans nos narines ! Ensuite il est moulu à la main, broyé dans un pilon, puis préparé au filtre : un véritable régal que nos hôtes nous ont gentiment offert. Cayos Las Iguanas : des iguanes et des langoustes !Aujourd’hui, journée mer et découverte des fonds marins au large de Trinidad. C’est le 25 décembre et ce jour de Noël sous les tropiques n’est pas pour déplaire aux vacanciers qui ont pris place sur le beau catamaran. Après environ deux heures de navigation, l’îlot Cayos Las Iguanas est en vue (comme son nom Espagnol l’indique, c’est l’îlot aux iguanes). Mais nos skippers mouillent le bateau en pleine mer car ils doivent s’occuper du déjeuner... Leur boulot consiste à repérer des langoustes à travers l’eau bleue (à peine 5 à 6 mètres de profondeur) et de plonger pour les pêcher.En fait, les langoustes, ça doit être un peu comme les champignons chez nous : y a que les gens du pays qui savent où elles se cachent ! ![]() l faut dire que nos deux jeunes marins, en quelques minutes, ont remonté à bord une douzaine de spécimens sous les yeux ébahis de leurs hôtes sirotant leur «Cuba Libre» (cocktail Rhum/Cola). Maintenant nous savons que la langouste de Cuba ne fréquente pas que les bacs de congélations des supermarchés : nous avons vu le passage à l’acte de nos amis Cubains ! Et pendant que le skipper-cuistot s’affaire à accomoder ses bestioles, nous voici débarqués sur l’îlot. Nous y sommes accueillis par une armée d’iguanes et quelques ragondins joueurs qui ressemblent étrangement... à des marmottes des Alpes ! Pas du tout farouches, ils ne nous lâcheront pas, quémandant de la nourriture même lorsque, sous la paillotte, nous attaquerons nos langoustes (délicieuses, naturellement !). Nous n’avions jamais vu autant d’iguanes à la fois et cette présence, entre nos pieds nus, ne rassurait pas tout le monde ! De la Plantation Manaca Iznaga au Cayo Santa MariaCe matin, nous traversons la «Valle de los Ingenios» (la Vallée des Moulins à Sucre) domaine des champs de canne à sucre. La plante, à maturité avec sa fleur, est très photogénique ! Le «machetero» (appelé ainsi à cause de sa machette) ramasse la canne à sucre à l’époque de «La Zafra» (la récolte).![]() Champs de canne à sucre ![]() Sancti Spiritus Le moment du déjeuner, rythmé par les musiciens, à La Quinta Santa Elena est bien agréable : le pont de Leche (début 19ème siècle) qui enjambe la rivière Yayabo, prend des allures médiévales ! En début d’après-midi, départ pour la côte nord de Cuba. On traverse les 50 km de viaducs de la nouvelle route le «pedraplén» pour arriver à Cayo Santa Maria où s’est ouvert, il y a un peu plus d’un an, le complexe touristique «Sol Club» du même nom. Ici, l’Etat a autorisé les investisseurs étrangers à créer une nouvelle unité balnéaire au bord d’une plage d’une dizaine de kilomètres. Priorité est donnée à la préservation de l’environnement grâce à des constructions basses, d’un seul étage, style «maisons caraïbes», parfaitement intégrées à un jardin paysager. ![]() La formule du «Tout Compris» propose plusieurs restaurants et bars à fréquenter à votre gré ! L’animation (show du soir, discothèque) fait aussi partie des prestations offertes avec les activités nautiques (catamaran, planche à voile, pédalo...), la salle de sports (avec sauna et jacuzzi), le prêt de bicyclettes ou le Mini-Club. Après une semaine de circuit, il est bien agréable de poser ses valises pour goûter au Cuba balnéaire... Santa Clara et le mausolée du «Che»En quittant Cayo Santa Maria, traversée de Remedios, petite ville coloniale fondée en 1514, surtout connue pour son carnaval... de Noël appelé «parrandas» ! Santa Clara, au centre de Cuba, symbolise la victoire du «Che» qui conduisit à celle de la Révolution. Ici, le 28 décembre 1958, le Che attaqua un train blindé bourré de munitions envoyé par Batista à Santiago. Après quatre jours de combats il obtenait la victoire et la fuite du dictateur. Ce fameux train est exposé aujourd’hui comme attraction touristique ainsi que le bulldozer avec lequel le Che l’intercepta !![]() Mausolée de Che Guevara à Santa Clara Sur la Place de la Révolution, le mausolée du Che est surmonté d’une immense statue. A l’intérieur, les restes du héros et de ses 38 camarades tombés en Bolivie. A l’extérieur, un bas-relief représente le Che pendant la bataille ainsi que la dernière lettre qu’il écrivit à Castro le 1er avril 1965 avant de quitter Cuba. La statut de bronze a été inaugurée le 28 décembre 1988 après que la dépouille du Che ait été restituée par la Bolivie à Cuba à l’occasion du 30ème anniversaire de sa mort. Sur le socle : «Hasta la victoria siempre» (Jusqu’à la victoire, toujours) Sous le monument, encore le Museo Historico de la Revoluciòn offre une documentation sur le Che et cette glorieuse bataille de Santa Clara. ![]() L’année de ses 15 ans «Los Quince»...A Cuba, 15 ans ça se fête en grande pompe : c’est l’occasion pour toutes les jeunes filles de passer à l’âge adulte et de faire de cette journée un souvenir mémorable. Chacune d’elles arborera une robe de princesse, genre «miss» et parcoura les rues en se faisant photographier sur la calèche, ou sur la vieille américaine, sous toutes les coutures. Ensuite, la photo décorera le salon pour le reste de la vie... Cette coutume vient du temps de la colonisation espagnole. Fidel Castro : « l’Histoire m’absoudra… »Colonisés par l’Espagne puis par les Etats-Unis, les Cubains n’avaient jamais eu l’occasion d’être fiers de leur pays. Un esprit d’Indépendance pointait pourtant dès la fin du 19ème siècle grâce au «Père de la Patrie», José Marti. Arrive Fidel Castro, fils de pauvres immigrés espagnols (né en 1927), qui milite pour le changement à la Faculté de Droit de La Havane. A cette époque (début des années 50), Cuba est une «république bananière» gouvernée avec la complicité de la mafia américaine. Le parrain Meyer Lansky participe même au pouvoir du dictateur Batista au poste officieux de ministre (ou conseiller) du tourisme... Il n’y a jamais eu autant d’inégalités, de corruption et d’illettrés à Cuba.Devenu avocat et leader de la révolte, Fidel Castro attaque, avec une centaine d’hommes, la caserne de Santiago le 26 juillet 1953. C’est un échec mais la révolution est en marche. Jugé et condamné à quinze ans de prison, il déclare à son procès : «L’histoire m’absoudra...». Amnistié après 19 mois de captivité, il s’exile au Mexique où il rencontre, en 1956, Ernesto Che Guevara. Avec 80 compagnons, ils partent, le 2 décembre de la même année, à bord du yacht Granma, pour débarquer à Cuba. L’insurrection est à nouveau maîtrisée et l’armée de Batista a raison des rebelles. Seuls survivants, une douzaine d’hommes parmi lesquels Castro et Che Guevara. A partir de cet épisode tragique la résistance s’organise partout et le 5 mai 1958, Castro devient «el Lider du M 26» (Mouvement du 26 juillet en référence à l’attaque de la caserne de Santiago, point de départ du soulèvement). Après la victoire du «Che» à Santa Clara, le 9 décembre, Batista prend la fuite le 31 décembre. Le 2 janvier 1959, Fidel prononce son premier discours... Les Cubains sont enfin maîtres de leur destin... Fidel Castro aura 78 ans le 13 août prochain. Il a survécu à l’effondrement du bloc communiste, à 46 ans de pouvoir mais aussi d’embargo américain. Un virage d’ouverture est désormais amorcé avec le développement du tourisme grâce à la possibilité d’investir pour les étrangers. Y-a-t-il un bilan à faire ? Il est difficile, sur un court voyage, de se faire une idée exacte de la situation. Néanmoins, on peut constater que l’illettrisme a été éradiqué de Cuba et la culture instaurée en priorité nationale (les musées sont quasiment gratuits pour les Cubains) ; que la santé est entièrement gratuite, préventive, performante et pour tous ; que l’accès au logement est peu onéreux ; que la musique est le porte-drapeau de la société cubaine chaque ville ayant des structures appropriées à son enseignement et sa diffusion ; que le peuple cubain est gai, toujours prêt à faire la fête... Bien sûr la consommation est réduite, mais le bonheur se mesure-t-il aux linéaires de paquets de chips qu’on trouve dans les supermarchés ? La question est à méditer... Notre retour vers l’aéroport de La Havane marquera le terme de ce superbe circuit «Couleurs de Cuba ». Que rapporter de Cuba ?![]() Du rhum, du café, et des cigares... Des poteries comme celles de la Casa del Alfarero à Trinidad, mais aussi des livres si vous parlez espagnol, des CD de musique cubaine, de l’artisanat (attractif marché quotidien à La Habana Vieja devant le Castillo Fuerza) comme les maracas, les poupées en feuille de banane (voir photo), les statues de bois, la vannerie, les bijoux de corail, les peintures naïves hautes en couleurs, les vêtements travaillés au crochet ou encore la chemise traditionnelle, la «guayabera»... Dans les rues de Trinidad comme devant la Tour Iznaga, les femmes, assises devant leur production, brodent, à même le pavé, de superbes nappes ajourées (Tarifs très raisonnables à négocier) comme le faisaient nos grands-mères : ici, contrairement à beaucoup d’autres pays touristiques, on est bien sûr que le produit est «fait main» puisqu’on les voit travailler et que les importations sont plus que limitées... ![]() Enfin tout le merchandising ayant trait au «Che» : cendriers, tee-shirts, pièces de monnaie de 3 pesos à son effigie, billets bancaires paraphés de sa main, affiches des mémorables photos de Korda ou Raul Corrales, cartes postales... ![]() Cuba, le pays des cocktails...Le rhum de Cuba, extrait de la mélasse de canne à sucre, est blanc doré, ou ambré. Il est très parfumé et a positionné l’île et ses barmans au top niveau en ce qui concerne la création des cocktails. Certains, d’ailleurs, ont été popularisés dans le monde entier. Voici quelques recettes incontournables :- «Cuba Libre» : 4,5 cl de rhum blanc, cola, rondelles de citron et glace. Au début de la révolution, on l’appelait aussi Fidel Castro. - «Daiquiri» : 1/2 cuillère à café de sucre en poudre, jus de citron, quelques gouttes de marasquin, 4,5 cl de rhum blanc et de la glace. - «Mojito» : 1/2 cuillère à café de sucre en poudre, jus de citron, 4,5 cl de rhum blanc, de la glace, de l’eau gazeuse et une branche de menthe fraîche. - «Pina Colada» : 3 cl de crème de noix de coco, 6 cl de jus d’ananas, 4,5 cl de rhum blanc et de la glace. ![]() Havana Bar à La Havane Havanatour : http://www.havanatour.fr ![]() |
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